Nous apprenons l'humilité - Reflets d'actualité avec Philippe Penner - Un regard chrétien sur l'actualité de la semaine

07 octobre 2020 - 103 vues

Reflets d’actualité :

Une approche chrétienne de l’actualité de la semaine…

« Nous apprenons l’humilité »

« Nous apprenons l’humilité », ainsi était titré un article de France info de la semaine dernière. Ce titre m’a accroché. Vous me direz c’est le but d’un titre. Je crois que ce qui m’a le plus accroché ce n’est pas tant le titre que la photo qui l’illustrait. On y voit deux retraités septuagénaires debout devant ce qui reste de leur maison, c’est-à-dire quelques briques rouges et surtout des débris d’habitation au milieu d’une végétation carbonisée.

Depuis la mi-septembre les Etats-Unis font face à des incendies dévastateurs. La côte Ouest du nouveau monde est ravagée. Les états de Californie et de l’Oregon sont particulièrement touchés. Rien n’est assez fort pour décrire la puissance, la rapidité et l’impact de ces feux de forêts hors normes. Les fumées particulièrement épaisses montent dans l’atmosphère et atteignent même l’Europe. On parle de 2 millions d’hectares touchés et plus de 30 mégatonnes de Carbonne rejetés dans l’air. Des monuments emblématiques comme le Golden Gates ou la Tour de Seattle disparaissent dans un épais manteau de fumées grises. Les villes de Ashland, Phoenix, San Francisco ou Los Angeles sont éclairées artificiellement en pleine journée tellement le ciel est obscurci par ce nouveau ciel irrespirable.

Au milieu de ce paysage lunaire, Carol et Fréderic Berger ne peuvent que constater que leur maison qu’ils ont construite pour leur retraite, est totalement détruite. Ils font alors le constat suivant et « nous devons nous inspirer d’eux, nous apprenons l’humilité ».

Ces deux victimes de ces incendies font référence aux indiens qui peuplaient le nouveau monde et qui ont toujours fait face à des feux de forêts. Ils n’avaient pas de camions citernes ou de lances à incendies. Ils géraient ces incendies différemment. Ils prenaient soin de la terre. La réaction de ce couple, qui peut paraitre résigné, démontre une chose. Nous allons devoir tirer des bilans de nos erreurs pour ne plus les reproduire. Nous allons devoir apprendre à vivre différemment voire plus simplement, dans une plus grande humilité.

 

La semaine dernière c’est une autre catastrophe qui a frappé cette fois-ci notre pays. Nous en avons pris l’habitude, les épisodes cévenols s’abattent, toutes les fins d’été, sur l’arrière-pays montagneux qui borde la méditerranée. Les nuages venant de la méditerranée, chargés d’eau, touchent le massif et déversent en des temps records une quantité d’eau équivalente à des mois de précipitations. La petite ville d’Anduze dans le Gard, que l’on nomme « la porte des Cévennes » a été inondée par une montée brutale du proche gardon qui ressemble pourtant en été à un ruisseau desséché. Des dizaines de commerçants et des centaines d’habitations ont été inondées. Les anduziens ont l’habitude de ces fortes pluies mais paroles de cévenols, les épisodes n’étaient pas si violents et si intenses. Là encore, la question climatique est abordée.

 

Feux de forêt, pluies dévastatrices ne sont que quelques signes visibles d’un équilibre terrestre bouleversé. Même s’il reste encore quelques climato septiques dont certains chefs d’état plus préoccupés par leur popularité ou le PIB de leur pays, la planète entière fait le même constat : nous devons changer !

Changer notre manière de consommer, changer notre manière d’acheter, changer notre manière de produire, finalement changer notre manière d’être et de vivre.

 

Seule la prise de conscience profonde, sincère et personnelle peut faire un vrai changement. Alors permettez-moi de faire un parallèle avec la foi.

Un ami me disait il y a quelques jours. Mais comment est-ce possible que des gens qui se disent chrétiens « font telle ou telle chose » ou encore « ont tel ou tel comportement ». Ce que l’on appelle « conversion » dans le jargon chrétien n’est-il pas le signe d’un changement radical, total ?

 

Dans le livre des actes chapitre 2.37, On nous parle d’une foule nombreuse qui écouta le discours de l’apôtre Pierre. Quand ils entendirent ses paroles le texte nous dit qu’ils eurent le « cœur transpercé ». C’est une expression surprenante pour dire qu’ils ont vécu un changement profond, total et sincère. Ils ont pris conscience qu’une vie sans Dieu n’a pas d’avenir, qu’une vie sans croire n’a pas d’intérêt, qu’une vie sans la connaissance de Jésus manque de sens. Lorsqu’on mon ami m’a interpellé sur l’attitude de ceux qui se disent chrétiens, je lui ai répondu qu’être chrétien n’est pas une question de « paroles » mais une question « d‘actes » et de « décisions ».

 

Notre société est malade. Sans une prise de conscience rapide et entière que nous devons changer notre manière de vivre, la planète court à sa perte. Il en est de même dans nos vies. Le monde a besoin de prendre conscience de son état pour vivre un changement total et entier.

 

Alors serons-nous capables de vivre un changement écologique ? Serons-nous capables de vivre un changement de vie ? Serons-nous capables de nous laisser transpercer le cœur par un message d’amour essentiel ?

 

Philippe Penner